Il est certaines chansons à ne point chanter trop haut... A travers les murs de l'Opéra Garnier réside un air que tous murmurent et que nul ne chante : celui du Fantôme de l'Opéra... Qui sait de quelles sinistres partitions il sera l'auteur ?

 
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 Dîner aux chandelles [PV Christine]

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Raoul de Chagny

Raoul de Chagny

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Emploi : capitaine du vaisseau Les Pleurs d'Atlante, mécène de l'Opéra Garnier
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1500/2000  (1500/2000)
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MessageSujet: Dîner aux chandelles [PV Christine]   Mar 25 Aoû - 16:58

Le grand moment, celui que Raoul attendait depuis bien longtemps, était enfin arrivé ! Il en avait tellement rêvé, il l’avait tellement attendu en pensée, il avait tellement fondé d’espoirs dessus ! Ce moment unique où enfin il serait réuni avec Christine, bien loin du danger représenté par la personne du Fantôme de l’Opéra ! Ils seraient si loin de cette menace, là, en sécurité dans un des petits restaurants de Paris (quoique la Tour d’Argent ne soit pas à véritablement parler un petit restaurant, plutôt un grand… mais Raoul n’y prêtait guère attention, attentif à faire à Christine un cadeau digne d’elle et plus encore), entouré de serveurs et de gens attablés… L’endroit ne permettait guère à un homme masqué, même de la meilleure manière, d’entrer alors qu’il exigeait bien des choses physiques : une robe digne de cette appellation pour les femmes, un costume raffiné pour les hommes… autrement dit, la totale. Et la totale, il doutait que le Fantôme de l’Opéra ait le moyen de se l’offrir, lui qui vivait aux crochets de l’opéra. C’est vrai, le cachet qu’il exigeait était plutôt élevé pour un simple employé étant donné qu’il demandait rien moins que 20 000 francs par mois, rien que ça ! Mais bon, Raoul, bien que trouvant ça détestable, se taisait assez fortement à ce niveau là. Il laissait le soin de pester aux directeurs, à leur adjoint (l’infortuné directeur de l’opéra Le Peletier) ainsi tant qu’on y est à leur femme (il n’y en avait qu’une pour trois et même pour plus encore, et elle se nommait Carlotta), laquelle était tellement amatrice de belles choses et de bijoux en tous genres qu’elle regrettait plus que fortement l’absence d’une telle somme dans les caisses de ses amants ainsi que dans celles de l’Opéra… Enfin bon, elle n’aurait qu’à s’y faire si tel était le prix de la paix dans les salles du Palais Garnier.

La paix, le Fantôme de l’Opéra la faisait payer très cher ; ce qui ne manquait pas d’offenser les directeurs actuels (monsieur Lefebvre était à ce niveau là bien plus coulant que la normale) ainsi que les mécènes. Madame de Castaignac se taisait et payait sans trop se faire de souci, mais connaissant sa cousine, le vicomte pouvait dire sans trop risquer de se tromper qu’elle n’allait pas tolérer ce genre d’affronts pendant trop longtemps, avant de se mettre à refuser et à argumenter en faveur de la logique et de la connaissance avant de laisser la fortune de sa famille lui filer entre les doigts. Elle n’était pas dépensière, et savait très bien ce qu’elle désirait. Si elle voulait savoir en quel honneur on lui demandait cet argent avant de le donner aveuglément, elle le saurait. Par un moyen ou par un autre, quitte à devoir explorer l’Opéra du sol au plafond en passant par les caves et les toits, mais elle le saurait. Et ensuite elle accepterait ou elle refuserait en parfaite connaissance de cause. Elle n’était pas du genre à donner aveuglément de grosses sommes, surtout si celles-ci servaient à payer les parures dont s’affublait son ancienne domestique devenue une célèbre prima donna dont la seule beauté suffisait à faire d’elle une personne arrogante et qui ne vivait que pour incruster des rubis dans sa chevelure et dans les talons de ses chaussures. Mais laissons Elisabeth de côté pour l’instant.

Raoul en était en effet arrivé au grand moment solennel où il allait frapper à la porte de Christine Daaé. Il lui fallait pour cela être parfait. Il passa une main empressée dans sa longue chevelure à la couleur si caractéristique, si bien coiffée pour l’occasion (pas qu’à l’ordinaire il était mal coiffé, mais plutôt qu’il avait tâché aujourd’hui de discipliner au mieux sa chevelure qu’il avait soigneusement peignée. Il se regarda une dernière fois, posant les yeux sur son costume noir, sa chemise blanche, son nœud papillon aubergine assorti au revers de sa veste. Il était plaisant de le voir ainsi, séparé de son uniforme de marin et de ses autres attributs courants : ses cheveux n’étaient pas ramassés en une queue de cheval alors qu’à l’ordinaire c’était le cas, par exemple. Il regarda autour de lui, serra un peu plus fortement entre ses mains le bouquet de roses blanches, de lys et de jasmins qu’il destinait à sa belle, avant de prendre une grande inspiration. Il avait peur de faire un faux pas, la timidité manquait l’étouffer purement et simplement. Et si elle le prenait mal, et si malgré ses lettres elle ne lui vouait pas l’amour dont elle parlait si souvent ? Et si elle ne l’aimait tout simplement pas ? Non, c’était impossible en soi, pas quand elle lui avait juré le contraire dans chacun de ses écrits. Mais à l’Opéra tout n’était qu’actes et que comédie. Et surtout lorsque l’ennemi est dans la place. L’ennemi n’est autre que le Fantôme de l’Opéra, la méfiance s’imposait pour les deux amoureux. Il pouvait parfaitement comprendre que Christine fasse semblant de ne pas l’aimer pour ne pas susciter la méfiance de son sinistre prétendant, mais la situation contraire… qu’elle dise qu’elle l’aime dans le sein même de l’antre du danger ! Non, ce n’était pas possible, ce n’était pas envisageable. C’était trop improbable pour être possible. Il devait se reprendre !

Après avoir passé plusieurs secondes à hésiter auprès de la porte de Christine, il se décida enfin à frapper. Deux de ses doigts (ou plus exactement deux des jointures de ses doigts) heurtèrent à trois reprises la porte, créant un bruit sec très caractéristique de quelqu’un qui frappe à la porte. Son poing retomba après les trois coups, et il resta bien stoïque en attendant la suite des événements. Christine viendrait lui ouvrir, il le savait. Il lui offrirait le paquet qu’il avait sous le bras, il lui proposerait de se changer avant de le rejoindre. Le Fantôme les entendrait peut-être, mais dans le costume du parfait gentilhomme ou du parfait marin, il y a toujours la canne-épée ou l’épée au côté ! Il aurait bien de quoi se débrouiller au cas où il y aurait un petit souci… Et Raoul se mit à attendre que Christine lui répondre. Elle ne serait pas longue, il le savait bien.
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Christine Daaé
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Christine Daaé

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MessageSujet: Re: Dîner aux chandelles [PV Christine]   Lun 23 Nov - 8:25

Pensive, Christine Daaé contemplait son reflet dans le miroir, assise devant sa coiffeuse. Mais son doux regard marron semblait vide, comme si elle regardait ailleurs. Machinalement, elle se brossait les cheveux, laissant glisser distraitement le peigne dans sa longue chevelure. Elle était seule dans sa loge. Christine avait poliment congédié son habilleuse, car elle avait besoin de tranquillité après la représentation de « Faust ». C’était le soir de la première, le spectacle avait été un succès complet. Le public l’avait applaudie chaleureusement, conquis par son interprétation de Marguerite.

Curieusement, elle se sentait comme vidée de toute énergie après la représentation. Mais c’était normal, toute la haute société parisienne était présente, elle se devait d’être parfaite. Alors, pour se donner du courage, elle avait pensé à Raou. Elle savait qu’elle pouvait compter sur le soutien du Vicomte de Chagny, quoiqu’il arrive. Nul doute qu’il avait assisté au spectacle depuis sa loge privée, en sa qualité de mécène de l’opéra. Il allait très certainement lui rendre visite tout à l’heure dans sa loge, et cela la rendait un peu nerveuse.

Ce n’était pas seulement le fait que la présence de Raoul la troublait, mais à cause de lui. Lui… son professeur de chant, son ange de musique, celui qui lui avait tout appris. Mais il était également plus connu sous le nom du Fantôme de l’opéra. Bien qu’il ait toujours été d’une galanterie irréprochable avec elle, il était également très strict. Christine ne devait penser qu’au chant, répéter sans relâche pour atteindre la perfection et mettre de côté de côté ce qu’il appelait des « distractions futiles ».

Mais si le Fantôme avait un certain contrôle sur la voix de Christine, il n’en avait aucun sur son cœur. Lorsqu’elle avait revu Raoul pour la première fois depuis des années, lorsqu’ils s’étaient rencontrés enfants, Christine avait réalisé que son cœur n’appartiendrait qu’à une seule et unique personne, le Vicomte de Chagny.

Tout ceci était nouveau pour elle. Si Christine était sûre de ses sentiments, elle doutait que le Vicomte partageait son amour. Il se plaisait en sa compagnie, de cela, elle en était certaine, mais l’aimait-il en retour ? Son rang était un obstacle, il était Vicomte et elle n’était rien.

Mais il y avait également autre chose. Elle prenait grand soin de ne pas montrer ses sentiments au grand jour, car elle avait senti la haine que son ange de musique avait pour Raoul. Alors, elle faisait preuve de la plus grande prudence possible lorsqu’elle se trouvait en compagnie du Vicomte.

Christine fut brusquement tirée de ses pensées par les trois brefs coups frappés à la porte de sa loge. Elle se leva, rassembla les pans de son peignoir blanc autour d’elle, qu’elle noua à l’aide d’une ceinture, et se dirigea vers la poste de sa loge.

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