Il est certaines chansons à ne point chanter trop haut... A travers les murs de l'Opéra Garnier réside un air que tous murmurent et que nul ne chante : celui du Fantôme de l'Opéra... Qui sait de quelles sinistres partitions il sera l'auteur ?

 
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 Dessine-moi un... Véronèse } Elswyn

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MessageSujet: Dessine-moi un... Véronèse } Elswyn   Mer 18 Mar - 5:05

    La neige tombait lentement sur le trottoir, laissant une fine couche blanche. On pouvait suivre les pas des passants qui marchaient tranquillement en ce matin de dimanche. Guillaume, lui adorait les dimanches, jour du Seigneur pour certains et jour de repos pour d’autres. Pour lui c’était jour de musée. Il adorait les musées et surtout celui de Louvre. Qui n’adorait pas le Louvre me diriez vous ? En réalité, Guillaume ne l’adorait pas, il l’aimait et il y passait en général toute sa journées à arpenter ses couleurs, s’arrêtant devant chaque tableaux de la Renaissance Italienne – c’est ce qu’il préférait – observant chaque sculpture et gravissant chaque escaliers. Il n’y allait pas tous les dimanches. Oh, certes, il pourrait n’ayant que ça à faire mais il laissait la place aux autres musées de la ville. Pas de jaloux et puis tous étaient bons à voir mais le Louvre restait quand même celui qu’il avait le plus vu et arpenté. Et en ce dimanche de décembre, il se rendait au Louvre. Son écharpe orange et verte était posée négligemment sur ses épaules entourant vaguement son cou. Sa veste noire – oui, il pouvait faire sobre de temps en temps – cachait une chemise à manche longue et multicolore recouverte de fleurs. Son pantalon était en simple coton bleu. Son bonnet et ses gants accordés à son écharpe, Guillaume arriva devant le musée, un sourire aux lèvres. Ça lui faisait toujours ça lorsqu’il arrivait là-bas. Il paya et entra, direction la Renaissance Italienne, son coin fétiche. En fait, il connaissait par cœur tout les emplacements des tableaux. Il s’arrêta devant les Noces de Cana, de Véronèse et s’assit sur les sièges, les yeux rivés sur le tableau. Il pouvait rester là des heures durant à contempler ce tableau, qu’il connaissait par cœur.

    Il n’était pas fort en dessin, il fallait l’avouer, mais il aimait bien en faire. Et puis, il était encore novice dans la matière et avec du temps et de la pratique, il s’améliorerait. D’ailleurs, il s’était déjà amélioré depuis qu’il venait au Louvres et dessiner ses tableaux préférés. Un peu. Les Noces de Cana, il avait du les reproduire des vingtaines de fois, ça ne ressemblait jamais au tableau original, même en essayant d’imaginer ou en clignant des yeux, mais peu lui importait, il finirait bien un jour à faire un croquis ressemblant. Ou pas. Avouons le quand même, il n’était vraiment pas doué. Il prit alors son carnet et un crayon qu’il avait dans son sac et assit en tailleur se mit à dessiner les Noces de Cana. Et comme d’habitude, son premier personnage ressemblait plus à un chien sur deux pattes qu’à un homme allongé. Mais après tout, c’était un dessin comme un autre. Et puis, Guillaume était, certes, un artiste, de part la musique mais il était loin d’être un artiste de part le dessin. On ne pouvait pas tout avoir. Le dessin ou la musique, il fallait choisir. Guillaume avait choisi la musique en métier, et le dessin en loisir. Cela aurait été l’inverse, c’aurait été bien plus embêtant. Autant avec le dessin, il ne dérangeait personne si c’était mal fait, autant avec un violon entre les mains ça pouvait tuer des hommes sur le coup lorsque l’on ne savait pas y jouer.

    Il sentit bien la présence de quelqu’un qui s’installa à ses côtés mais ne fit pas cas. Le musée était à tout le monde et il n’allait pas virer la personne qui osait se mettre près de lui. De toute façon, il n’était pas du genre bagarreur mais plutôt du style à s’en aller s’il était dérangé. Il ne cherchait pas les conflits et puis l’homme qui s’était assis à ses côtés n’était pas dérangeant et ne semblait pas non plus chercher la bagarre. Guillaume continua donc de dessiner sans plus se préoccuper que ça du nouvel arrivant.
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Elswyn Zmeskall
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MessageSujet: Re: Dessine-moi un... Véronèse } Elswyn   Mer 18 Mar - 13:31

Pour une des rares fois de sa vie, Elswyn avait décidé de délaisser la musique pour un jour. Non pas pour une heure, ni pour quelques instants. Pour une journée. Une journée entière. Lui qui se targuait de ne pouvoir vivre une seconde sans elle.... Ce qui n'était pas loin d'être vrai pourtant. Si ce n'est qu'actuellement, il sentait que sa musique péchait. Elle manquait de quelque chose. Quoi? Il n'en savait rien au juste, à son plus grand damne. Peut-être était-ce son ancienne ardeur qui l'avait délaissé? Ou peut-être était-ce un manque de motivation et de conviction? Ou était-ce ce besoin de faire vivre sa musique, comme pour mieux la faire vivre à sa place, qui lui faisait alors défaut? Il n'aurait su dire, une fois encore. tout ce qu'il savait, c'est qu'il sentait sa musique différente d'avant. Comme si elle mutait...

Oh certes, elle avait déjà subi maintes transformations. Et toutes s'accompagnaient alors de lourdes et étranges interrogations métahysiques bien exaspérantes pour son entourage, quand il daignait faire part de son trouble à celui-ci. C'est à dire peu souvent en fait. Il ne pouvai s'empêcher de se sentir troublé par tous ces changements, même si, aux dires des grands maîtres en la matière, tous ces changements étaient on ne peut plus normaux et surtout nécessaires. Comme lui, sa musique évoluait, grandissant et mûrissant peu à peu sur les rives agitées de la vie... Oui, mais voilà, ce changement-là était plus troublant encore que tous les précédents. Plus dérangeants et plus énigmatiques. Etait-ce le contre-coup de la mort du Comte, son mécène depuis son plus jeune âge et, en quelque sorte, son père de substitution? Possible. Si tel était le cas, cela aurait dû se produire plus tôt pourtant non? il était vrai toutefois que, étonnamment, sa musique n'avait nullement été altéré au moment de cette disparition. Comme si la mort du Comte d'Aubespin de Lontages ne lui avait rien fait. Ce qui était faux. Bien faux. cela l'avait secoué comme rarement, anéantissant au fond de lui cette petite lumière qui l'avait si bien tenu par la main jusque-là. Mais si son trouble présent était lié à ce manque cruel qui était apparu si peu de temps après son entrée dans la vie adulte, pourquoi donc maintenant? Pourquoi sa musique ne manifestait son torble, sa peine, sa souffrance, que maintenant? Des années plus tard? Etrange vous dis-je...

Elswyn avait alors besoin de recul. Comme jamais il n'avait ressenti un tel besoin. Et à son plus grand damne et dilemne, la seule manière qu'il avait trouvé de prendre du recul mentalement, était d'en prendre aussi physiquement. Et de quitter, pour un temps, même si que pour un jour, son violon. Et sa musique. Oui, mais voilà, pour faire quoi? Se réfugier dans les livres comme il en avait si rapidement pris l'habitude depuis son jeune page, depuis son arrivée dans la famille d'Aubespin de Lontages en fait, quand il n'était pas avec sa musique? Non, même les livres ne parvenaient pas à le soustraire de ses pensées tortueusement sombres. Alors quoi faire? Visiter et revisiter Paris? Il connaissait déjà assez bien la vieille ville, même s'il ne pouvait se targuer d'en connaître chaque recoin non plus. Et non, même une promenade dans les sombres ruelles aux allures parfois mystiques, ne parviendraient pas à chasser son trouble. Ne sachant où voguer, telle une âme en peine et esseulée, Elswyn se retrouva ainsi, sans qu'il ne sache comment ni pourquoi, devant le Grand Louvre, alors partiellement ouvert car encore en reconstruction, après le terrible incendie qui l'avait ravagé quelques années auparavant. "Après tout, pourquoi pas?" Lui souffla sa conscience. Et l'écoutant pour une des rares fois de sa vie, il entra donc dans le célèbre musée, qu'il avait déjà eu l'occasion à quelques occasions de visiter et d'admirer.

Il déambulait ainsi parmi les allées et tableaux, regardant les oeuvres sans vraiment les voir, quand ses yeux se posèrent sur un jeune homme, tentant de reproduire, fort médicorement de ce qu'il en apercevait, les Noces de Cana. Et alors qu'il allait continuer son chemin sans autre but, il reconnut en ce jeune homme un violoncelliste qu'il connaissait assez bien. Fontaine. Guillaume Fontaine. Surnommé Gigi par certains des amis du garçon. Non, pas par lui. Elswyn avait beau connaître un peu le garçon, leur relation n'allait guère plus loin. Une franche camaraderie, sans plus. Mais pas ami. De toute façon, Elswyn ne pouvait se targuer d'avoir de véritables amis. Si ce n'est Freyja, mais la jeune femme était un cas bien à part... Donc non pas un ami. Et pourtant... Soudain mu par une volonté dont il ne connaissait l'origine ni le but, Elswyn se laissa glisser sur le banc à côté du jeune homme, qui semblait vouloir se muer en artistes peintre malgré ses lamentables résultats crayonnés...

L'autre semblait avoir pris conscience de sa présence, mais sans s'en préoccuper outre mesure. Ni gêné, ni intéresé par la présence sombrement nostalgique qu'Elswyn lui imposait soudain. Fontaine était visiblement bien trop pris par son dessin pour prendre garde à qui s'installait à côté de lui. Elswyn garda ainsi lnguement le silence, détaillant l'autre et son dessin, son esprit ironique et sarcastiquement mauvais ne pouvant s'empêcher d'anoter tout ce qui pouvait parfois l'agacer chez ce garçon, à savoir la candeur et la bonhommie presque enfantine qui se dégageait des traits fins du visage juvénile de Guillaume, ou encore les esquices si empreintes de naïveté qu'Elswyn aurait plutôt qualifié de niaise en d'autres circonstances. Oui, mais voilà, il n'était pas en d'autres circonstances. Et si, à l'Opéra, il n'aurait pas manqué de lancer un sarcasme possiblement blessant, du moins particulièrement tranchant, là, il n'en avait pas envie. Plus envie. Mais pourquoi donc s'était-il assis là? se demanda-t-il soudain, tandis qu'il détachait enfin son regard du jeune homme pour reporter son attention sur le tableau.

Les Noces de Cana... un tableau qu'il connaissait assez bien pour l'avoir quelque peu étudié. Mais pour être honnête, ce n'était nullement son oeuvre préférée... Lui était plus portée sur les nouveaux courants romantiques qui avaient oeuvré au début du siècle... Friedrich, par exemple...Géricault avec son Radeau de la Méduse, sublimissime selon lui ou encore Delacroix avec son égérie de la liberté révolutionnaire... Il ne pouvait nier toutefois la majesté et l'ardeur que recelait le tableau qu'ils avaient alors sous les yeux..


- Vous dessinez depuis longtemps? demanda-t-il soudain, d'une voix basse.
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