Il est certaines chansons à ne point chanter trop haut... A travers les murs de l'Opéra Garnier réside un air que tous murmurent et que nul ne chante : celui du Fantôme de l'Opéra... Qui sait de quelles sinistres partitions il sera l'auteur ?

 
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 Elisabeth de Castaignac

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Elisabeth de Castaignac
~Mécène de l'Opéra~
Elisabeth de Castaignac

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MessageSujet: Elisabeth de Castaignac   Sam 18 Oct - 21:18

Mémoire d'Elisabeth Amélie Joséphine Françoise, née Comtesse d'Aubespin de Lontages veuve du Comte Amédée Moroges de Castaignac.


Dernière édition par Elisabeth de Castaignac le Mar 25 Aoû - 5:27, édité 5 fois
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Elisabeth de Castaignac
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MessageSujet: Re: Elisabeth de Castaignac   Lun 20 Oct - 12:42

~ Identité ~



Nom : Moroges de Castaignac
Prénom(s) : Elisabeth Amélie Joséphine Françoise
Surnom (s) : Lizy (uniquement pour les intimes! peu entrent dans ce nombre...)
Âge : 24 ans
Sexe : féminin (ça se voit pas?)
Date de naissance : 15/01/1858
Lieu de résidence : (le Quartier de Paris que vous souhaiteriez habiter.) les Champs Elysées (ben oui, pour une fille comme elle...)
Profession : le poste que vous souhaitez occuper au sein de notre célèbre Opéra ou en relation avec lui Médecin de l'Hôtel Dieu, Mécène de l'Opéra Garnier et accessoirement soprano coloratura lorsque le besoin s'en fait sentir.


~ Personnage ~




Description physique : Elisabeth de Castaignac est une jeune femme dotée de plusieurs atouts susceptibles de plaire à ces messieurs... Elle est avant tout une très jeune femme, âgée seulement de 24 ans mais paraissant pourtant plus jeune encore, puisqu'on lui donnerait la vingtaine au grand maximum, très élégante, sachant mettre en valeur son physique avantageux et ses manières nobles par de très légers artifices. Jeune femme particulièrement raffinée, aux attitudes toujours très nobles, altières parfois sans toutefois perdre la condescendance que les bonnes manières lui imposent, elle a justement de quoi en imposer. Beaucoup l'ont déjà comparé à une princesse de contes de fées ou à quelque fée, mais elle pense à juste titre que cela est plus vite dû à ses tenues élaborées et évidemment luxueuses. Pas pour rien qu'elle a la réputation d'être dépensière! En fait, ce n'est pas trop le cas, mais bon...

Elle est toujours vêtue d'une manière élégante et recherchée, sans toutefois donner dans le vulgaire bien entendu (elle n'était pas une marchande de poisson déguisée en fée, par tous les saints du paradis!), portant des robes à crinoline ou à queue d'écrevisse, comme l'on dit si bien dans le jargon, voire encore des robes à l'anglaise de temps à autres, car elle n'a rien contre ce genre d'habillement. Ses robes, souvent de couleurs pastels ou châtoyantes, faites de tissus plus que coûteux et souvent de beaucoup de dentelle de Venise ou de Bruges par la même occasion, sont presque toujours couvertes de pierreries en tout genre, assorties à la robe bien entendu. Il est relativement rare de la voir porter une tenue simple en dehors de ses heures de service à l'hôpital. Car oui, Elisabeth est aussi médecin, et dans ces instants là il sera coutumer de la voir porter tablier blanc comme tout médecin se le doit depuis les découvertes de Joseph Lister peu de temps avant. Et il ne sera pas rare non plus de la voir arriver en trombe à l'Opéra Garnier, sa trousse de médecin dans une main, traversant les couloirs en courant, sa robe blanche de coton simple et très amidonnée (de façon à être relativement raide) tentant de flotter derrière elle, et du sang couvrant ses vêtements... ça, ça arrive. Les aléas de la vie, comme dirait son père, Charles-Alphonse d'Aubespin de Lontages.

Mais passons plutôt au niveau physique à proprement parler. Elisabeth est une jeune femme typique de l'époque, avec une minceur frôlant presque la maigreur, sa taille fine ensuite enserrée dans de solides corsets visant à la rendre encore plus maigre au niveau de la taille, ce que l'on nomme donc taille de guêpe, mais toutefois sans exagération comme certaines le font! Inutile de mourir étouffée non plus, hein! Et puis, un tour de taille de 45 centimètres, c'était déjà très bien ainsi...

Au niveau du visage, Elisabeth n'a pas à se plaindre, car elle n'est pas ratée sans toutefois être une totale réussite. Elle possède de superbes yeux d'un bleu océan assez profonds, yeux en forme d'amande, toujours maquillés légèrement (ou plus fortement, ça dépendra de sa tenue du jour), ou du moins soulignés d'un trait de crayon ou de khôl noir. Ses yeux sont peut-être la première chose qui frappe dans son physique lorsqu'on la regarde de près, autrement dit après avoir fait abstraction de sa robe un peu trop imposante. Elle possède aussi une cascade de cheveux noirs légèrement ondulés, qu'elle coiffe toujours d'une manière élaborée, excepté dans ses heures de service à l'hôpital bien entendu (où elle se contente d'une queue de cheval simple), et retient souvent sa crinière noire dans un filet décoré de larmes d'argent. Ses lèvres rosées sont très souvent maquillées d'un rouge à lèvres quasiment transparent, ou de rose pâle, mais le bon goût l'oblige à ne pas se metter de rouge trop flash. Ca jurerait horriblement avec ses yeux clairs, non mais!


Signe particulier : Elisabeth porte toujours des tenues horriblement élaborées. Elle se couvre rarement de bijoux en tout genre, mais ne réchigne pas à porter tours-de-cou de dentelle ou de perles, parures richement dessinées, bracelets, bagues, boucles d'oreilles et colliers... Toutefois, ça dépend fortement des jours et de l'activité qu'elle pratique au moment où vous l'intercepterez...

Description psychique et caractère : Elisabeth n'est pas bien méchante... Peut-être est-elle même un peu trop coulante par instants? Fort possible en effet... elle a trop tendance à laisser passer les petites erreurs, sauf quand une contrariété éclate sa bonne humeur presque omniprésente et la rend un peu bougonne. En effet, Elisabeth a énormément à gérer, et cela peut parfois un peu lui porter sur les nerfs; mais rassurez-vous, la plupart du temps sa mauvaise humeur se dissipera d'elle-même au bout de quelques temps de rage noire...

Jeune femme de la haute noblesse, elle y apprit à se montrer un minimum capricieuse, et a la fâcheuse tendance à vouloir à tout prix obtenir ce qu'elle désire... Or comme la plupart du temps elle recevait ce qu'elle voulait, et que nul ne la corrigeait jamais pour ses accèqs de caprices, inutile de préciser qu'elle peut se montrer terriblement rusée pour arriver à ses fins et que souvent ce qu'elle désire, elle l'obtient de gré ou de force, n'est-ce pas? Néanmoins, si ce montrer un brin manipulatrice est peut-être son pire défaut, et n'est peut-être pas son seul défaut, certes... La preuve?

Elle se sait gourmande, enfin, disons plutôt fine bouche que gourmande, elle n'était pas du genre à avaler n'importe quoi quand même, mais qu'elle aime les bonnes choses, les dragées, sucreries, chocolat... les gâteaux aussi... enfin, bref, vous voyez le genre! Elle est aussi un minimum colérique et hautaine, ça, c'est inhérent à sa condition de noble. Comme dit précédemment, elle est capricieuse. Elle est aussi rêveuse, mais ça c'est peut-être pas un si grand défaut que cela... elle est aussi extrêmement affectueuse... est-ce un défaut aussi. Difficile à dire, tout dépend de votre position... Et le pire du tout, elle adore répliquer, et ne souffre de contradiction que lorsque la personne a un rang social supérieur au sien (c'et ce qui s'appelle la stratégie du repli) ou qu'il a de solides arguments pour avancer sa théorie! Or, l'ennui avec Elisabeth, c'est qu'elle a souvent raison...

Heureusement pour elle comme pour vous, elle n'a pas que des défauts! Une chance, d'ailleurs... Sinon tout le monde était bien mal embarqué. Donc, Elisabeth a de grandes qualités, la première étant probablement la générosité. Elle n'hésiterait en effet pas à vider sa bourse pour son pire ennemi si celui-ci se retrouvait réellement dans le besoin urgentissime d'en faire usage... Mais au vu des dimensions de sa bourse, celle-ci ne sera pas vide avant un très long bail... Elle n'hésite pas non plus à prodiguer conseils et aides à son entourage, et bien entendu se donne corps et âme à sa passion première, la médecine autrement dit.

Muse des arts par excellence dans l'Opéra, elle n'hésite pas non plus à sacrifier ses économies pour payer l'éducation de jeunes musiciens talentueux (très talentueux précisons-le) auprès de professeurs réputés, comme le fit son père avant elle; pour permettre à de jeunes personnes pauvres de suivre un apprentissage afin de devenir un employé de l'opéra à un autre niveau que la musique: danse, ou tout simplement aides-machinistes, si l'enfant en question est motivé et qu'il a de bonnes capacités, elle n'hésitera pas. Toutefois, au moindre abus, elle les fera sortir par la petite porte du théâtre avec interdiction d'y retourner...

Enfin, la jeune comtesse n'a peur de rien... courageuse, téméraire? Difficile à dire, ça dépend des moments, pour tout dire. En tout cas, dès qu'une entreprise, même hasardeuse, se manifeste plaisante à ses yeux, elle s'y jette bien entendu à corps perdu... Folie de la jeunesse, peut-être? Fort probable? Aucune idée...

La liste de ses qualités et de ses défauts ne s'arrête bien entendu pas là, mais je crois en avoir énuméré ici les principales...


Ce qu'il/elle aime et ses passions : Lizy adore des tas de choses, à commencer par sa première passion, sa raison de vivre en quelque sorte: la médecine. Certes, c'est exceptionel pour l'époque [et c'est une petite inexactitude historique, à deux ans près...], mais elle n'en est pas peu fière! Elle officie donc comme mécène et comme médecin à l'Opéra Garnier...
Evidemment, la demoiselle adore la musique. Si elle ne l'aimait pas, que viendrait-elle faire ici, je vous le demande? Elle aime aussi, ne vous en déplaise, tout ce qui est un peu inhabituel pour l'époque... Elle adore cuisiner, et surtout manger c'est vrai, mais elle n'a rien contre faire la cuisine! Basse tâche de servante? Pas à ses yeux! Mais il faut bien dire qu'elle devrait mettre des lunettes nommées "conformisme" un jour ou l'autre...
Elisabeth est mondaine, elle aime les sorties, les bals (surtout masqués, où elle développe une inventivité sans borne), les soirées plus intimes avec ses amis et amies, boire un verre de liqueur en jouant aux cartes ou en discutant, et encore tant de choses...

Ce qu'il/elle déteste ou ses phobies : Elle déteste les petit(e)s prétentieux/ses qui se croient tout permis. Ca, ça la met totalement hors d'elle! Et là, elle sort la carte sarcasme... Elle a aussi une sainte horreur de certains aliments comme le poisson ou le fromage, voire encore les pamplemousses (par contre, elle adore le citron, allez comprendre!). Tout ce qui est exhibitions de monstres de cirques et autres trucs du même tonneau (à savoir, exploiter et humilier un être humain) lui répugne, et elle ne prendra jamais part à ce genre de choses. Elle ne se moque que pour se défendre ou pour riposter... pas folle, la fille. Et enfin, mais ce n'est pas le moindre de tous ces détails, elle n'aime pas trop les acrobaties périlleuses... Incompatible avec ses tenues, non mais!


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MessageSujet: Re: Elisabeth de Castaignac   Lun 20 Oct - 16:21

~ Histoire ~



Passé :

Moi, Elisabeth Amélie Joséphine Françoise d'Aubespin de Lontages, fille de feu monsieur le comte Charles-Alphonse d'Abubespin, comte de Lontages, et de madame Magdalena, baronne de Brauenstein, suis née à Paris à l'Hôtel de Sully en ce quinzième jour du mois de Janvier de l'an de grâce 1858. L'hiver règnait en maître sur le sol français lorsque je vins au monde, premier enfant de l'union arrangée de ce couple de la haute noblesse française. Premier enfant, je fus aussi le dernier, malgré les voeux de plus en plus fervents de mes parents d'avoir enfin un héritier mâle. Malheureusement, comme l'avenir le leur dit bien plus tard, ce ne fut le cas et je restai seule héritière du comté. En suis-je heureuse ou pas, la réponse n'est point difficile: non, je n'en suis guère enchantée, tant j'aurai désiré avoir quelque famille, frère ou soeur, afin de partager mes jeux d'enfant... Ce ne fut point le cas, et fort heureusement je n'en mourus pas; d'ailleurs mon père finit par me trouver quelque compagnon avec lequel je parvins à entretenir quelques relations dénuées de chamailleries... Mais cela sera développé plus tard.

Mes premières années furent bien fades, typiques de celles que vivent chaque enfant de la haute noblesse, partagés entre les jouets, les attentions maternelles et le luxe en règle générale. Je connus une enfance parfaitement stable pendant mes premières années, à ne faire d'aucune manière quelque chose d'important ou d'intellectuel (pour cela, j'avais tout mon futur n'est-il pas vrai?) et à dépenser le temps et l'argent dont je disposai en mille et une futilités: quelque jeu me plaisait? Soit, achetons le car tu es héritière, Elisabeth, laissait alors échapper Père ou Mère, et je me retrouvai nantie d'un nouveau trophée... Enfance aisée, paisible et sans le moindre relief, telle fut la mienne... telle ne fut pas celle de tant d'autres...

Toutefois, cette morne platitude ne pouvait durer, cela était totalement impensable aux yeux de mes chers parents. Aussi, je me retrouvai rapidement placée entre les mains d'un professeur de musique dans le but de m'inculquer quelque éducation. Ce fut un désastre, au début. Réticente à l'idée d'abandonner ma confortable paresse pour quelque occupation destinée aux adultes (parès tous, mes parents n'étaient-ils pas les seuls à se rendre au théâtre, me confiant alors à l'une de nos servante, la brave mère Giugicelli, mère de Carlotta, la célèbre diva actuelle qui ne veut reconnaitre que ses chers parents furent un jour serviteurs...), je me montrai fort peu conciliante ou docile, et finis par devenir la hantise de mon malheureux professeur de musique, le cher Sieur Galvaudin, en rendit son tablier à mon cher Père, me qualifiant outrageusement de petit monstre et disant sans la moindre retenue que je n'étais qu'une catastrophe vivante.
Pauvre homme...

A peine eus-je fêté ma quatrième année d'existence sur cette terre que mon Père, ne renonçant pour rien à m'inculquer les bonnes manières, la retenue et par la même occasion la musique, fit venir un nouveau professeur à l'Hôtel de Sully, notre résidence à ce moment là (elle le resta jusqu'au décès de ma grand-mère paternelle, Archange-Marguerite Laetitia d'Aubespin de Lontages, née de Montay) . Ledit professeur avait pour nom Erique Léopold Claudin, et est désormais notre bien-aimé Maître de Concert à l'Opéra Garnier. Lui sut se montrer plus patient, plus pédagogue aussi peut-être, ou en tout cas beaucoup plus calme et moins coléreux, ne s'emportant pas à la moindre de mes fausses notes lorsque je tentais en vain parfois de parvenir à jouer telle ou telle gamme mieux que ne l'aurait fait Mozart à mon âge. Inutile de préciser, donc, que c'était peine perdue...

Au Nouvel An 1863, lorsque j'eus quasiment atteint le seuil de la cinquième année, je fus pour la première fois digne aux yeux de mes parents de commencer à apprendre. Mot honni à l'époque, je me montrai là aussi réticente à l'idée d'abandonner le confort et la musique, ou même le confort de la musique, pour passer mon temps assise à un austère bureau, devant un cahier de papier non moins austère sur lequel je passai mes mornes journées à copier des lettres tout aussi mornes à la plume, en tâchant d'écrire le mieux possible et de ne pas tâcher mes précieux vêtements. Dois-je stipuler pourtant que ce fut un échec complet? J'avais pris en sainte horreur les autres professeurs que ce brave Mr Claudin... Et cela n'était point parti en s'améliorant, d'ailleurs! J'eus encore besoin du restant de cette merveilleuse année 1863 pour enfin parvenir à tolérer la présence de précepteurs ou de professeurs de musique dans mes appartements.

L'année 1864 fut plus fructueuse déjà. La petite sauvageonne nobliarde de Paris, la petite de Lontages, se montrait plus docile, moins rétive à toute forme d'éducation, y prenant même plaisir lorsqu'elle avait des précepteurs à la sensibilité pédagogique exacerbée. J'avais six ans, il était temps pour moi, selon ma chère mère (que Dieu la garde!), d'apprendre à chanter et à danser comme toute dame de la haute société. Moins rebelle, accoutumée déjà au rythme de la scolarité, je me montrai moins cataclysmique et plus calme en toute circonstance, aussi passai-je pour une jeune fille presque modèle aux yeux des deux Prime Donne qui me l'enseignèrent, à savoir feu la grande Caroline Ungher-Sabatier, et feu la baronne Hauptmann. Il faut aussi avouer, tant qu'à faire, que je fus toujours plus docile entourée de femmes conciliantes que de sévères messieurs en costume ayant à la main cravache et éperons aux bottes... Cette année là, ma grand-mère maternelle mourut et nous quittâmes l'Hôtel de Sully pour emménager dans la demeure qu'avait récemment rachetée mon père, sur les Champs Elysées.

Lors de ma septième année d'existence, je ne puis dire quand avec certitude, l'on me présenta l'épouse du compositeur Louis Spohr, Dorothea Spohr, qui m'enseigna l'art de jouer de la harpe d'une manière plus ou moins correcte... et je ne me montrai point du tout rétive. Semblait-il à mes malheureux parents qu'enfin j'eus compris la leçon... Cette année là, en plus des méandres de mon éducation plus ou moins sinueuse, j'eus droit à bon nombre de peurs, visions cauchemardesque de celui que je nommai à l'époque l'Homme Tout de Noir Vêtu, homme masqué d'une étoffe noire, portant une longue cape à capuchon, apparition fantômatique que je pris pour la Mort en personne, la Grande Faucheuse venant chercher l'un des miens et à qui je faillis claquer la porte au nez, le chassant de chez mes parents sans la moindre cérémonie, si mon cher père n'était intervenu et n'avait invité le mystérieux inconnu à entrer. J'en demeurai mortifiée un long moment: mon cher père pactisait-il donc avec la Camarde ? Quel pouvait être ce complot odieux, contre qui se tramait-il ? Mon imagination stimulée par cette apparition digne d'un croquemitaine ne put se retenir de suggérer mille et une idées farfelues à mon malheureux cerveau, et, obnubilée par la possibilité qu'il se complote quelque chose au sein même de mon domicile, j'espionnai... et entendis quelque chose qui resta longuement dans ma mémoire: l'étrange inconnu, dont nul ne mentionna d'ailleurs le nom pendant cette première entrevue, parlait avec mon père et un troisième quidam de plans de construction d'un opéra sur un terrain marécageux! Je n'osai en croire mes oreilles, et me glissai silencieusement dans ma chambre, craignant en avoir trop entendu, ou pire, mal entendu.

L'homme tout de noir vêtu revint fréquemment à la maison, toujours aussi masqué, et je n'appris rien de lui si ce n'est un nom: Lancaster. Très précis, je puis l'avouer, pour savoir qui il pouvait être! Je ne pouvai même pas mettre de visage sur ce nom, je ne pouvais mettre dessus qu'une faux, et cela m'horrifiait à outrance. A la rigueur pouvai-je associer son masque à son nom, son apparence à cette nomination anglaise... Mais rien d'autre. Par trois fois cette année là, il resta à dîner parmis nous, et chacune de ces trois fois je me montrai tellement méfiante et, avouons-le, craintive, que je ne dis rien et me carapatai hors de la salle à manger mon maigre repas à peine avalé. De toute façon, leur conversation ne me convenait guère, moi qui n'y entendais rien... Parler d'architecture n'était pas encore dans mes intérêts prioritaires!

[A suivre]


Dernière édition par Elisabeth de Castaignac le Mar 25 Aoû - 5:39, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Elisabeth de Castaignac   Lun 20 Oct - 17:06

L'année suivante fut tout aussi riche en déboires que la précédente. A commencer par l'omniprésence, dans la conversation ou en personne, de monsieur mon ennemi principal, j'ai nommé bien entendu l'Homme en Noir, dont le projet se concrétisait de plus en plus, lequel d'ailleurs venait dîner de plus en plus souvent en notre société, ce qui ne lassait pas de me déprimer par moments, car je le craignais pis que la peste et ne m'éternisai jamais en sa présence. Or, mon père semblait de plus en plus dépenser son temps libre (et croyez moi ou non, il en avait bien peu!) en compagnie de ces gens qu'étaient Monsieur Charles Garnier, architecte de notre Opéra, et de cet autre personnage qu'était Lancaster. Autant je respectais et appréciais le premier, autant je ne pouvais que détester et décrier le second qui se montrait sans cesse plus antipathique à mes yeux, à une seule exception près, et cette exception était la musique, car il appréciait les arts à leur juste valeur et je surpris une fois une larme perler sur la bordure de ce masque de soie noire...

Pis encore que cela, si je puis m'exprimer ainsi, fut l'arrivée de ce bohémien que mon père venait de prendre sous son aile sur les conseils du Maestro Claudin. Je ne puis nier que le Maestro ne manquait aucunement d'excellentes idées et initiatives, mais leur application, surtout lorsqu'elle impliquait la présence d'un tel petit "singe", tel que je le qualifiai alors, me semblaient légèrement abusives... L'horrible garnement me menait la vie dure, figurez-vous! Toujours à émettre son opinion comme s'il était mon frère, alors qu'il n'était qu'un méprisable roturier imbu de sa personne, pis que cela, un Bohème! Un misérable racleur de violon! Le comble étant qu'il raclait du violon bien mieux que moi, et longtemps je ne pus m'empêcher de le rabaisser volontairement, refusant qu'il prenne d'ascendant sur ma famille. Fille unique et triste de l'être jusqu'à présent, je me mis à revendiquer mon sang et mon rang au sein de cette maisonnée. Feu mon père en était bien attristé, tentant tant bien que mal de me faire admettre la présence du jeune garçon dans notre vie, notre maison, notre famille même, mais je demeurais peu réceptive à ce genre d'idées tordues...

Toutefois, je finis tant bien que mal par m'y adapter. Tout d'abord parce qu'il demeura bien évidemment un domestique, contraint à porter la livrée comme tous les gens de ma maison, domestique qui fut par la suite attaché à mon service personnel, et que j'eus en ma qualité de maîtresse tout le loisir de martyriser de par mes caprices plus saugrenus les uns que les autres. Je me comportais comme une véritable peste, mais n'en avais cure et lui faisais payer chacun de ses sarcasmes, chacune de ses frasques, par des exigeances tordues. Manière puérile de se venger, mais qui me convenait si bien...

Au fil du temps, je fis mieux sa connaissance... je découvris quelqu'un de sympathique et de doux derrière ce masque de méchanceté pure, et découvris celui que mes parents m'avaient désigné comme petit frère de substitution. Au fond, peut-être était-ce cela, avoir un frère: se disputer! S'aimer aussi, il va sans dire, et actuellement je serais navrée qu'il lui arrive quelque malheur, pour ne pas dire que vous m'en verriez atterrée... Je me radoucis, me montrai plus calme à son égard, tout comme à l'égard l'Homme en Noir tant détesté, queje gratifiai d'une indifférence froide plutôt que de ces méfiance et défiance qui jusqu'à présent étaient son dû. Certes, cela ne changeait pas grand chose, je l'avoue... mais petit changement était mieux que pas de changement du tout, aussi qu'il s'en estime heureux, car je ne le payerai d'aucune attitude meilleure!

Lorsque j'eus dix ans passés, je devins officiellement la vicomtesse d'Aubespin de Lontages, mon grand-père paternel Louis-Maxime d'Aubespin de Lontages venant de décéder. Paix à son âme... Mon père devint comte, quant à lui, et en ce nom, possesseur des terres de Lontages et d'Aubespin, sur lesquelles il se rendit fréquemment, accompagné à l'occasion des deux messieurs architectes. Ce qu'ils firent là-bas, je ne le sus jamais véritablement, je sus juste que mon père revint la bourse délestée d'une colossale fortune et nanti de nouvelles merveilles sur les terres de Lontages. Lesquelles, je ne le sus jamais parfaitement jusqu'à ce jour où j'y entrai pour la première fois en ma qualité d'héritière: il avait fait construire un superbe hôtel particulier dans le même style que l'Opéra! La même année, Mère hérita à son tour de quelques bribes restantes de son héritage. N'étant pas fille aînée, elle n'eut aucun droit au titre de Duc que portait son frère aîné, et n'eut en héritage que "fort peu", le fort peu signifiant énormément aux yeux du commun des mortels.

Les deux années qui suivirent furent relativement calmes à tous niveaux. Je grandis, tout simplement, devenant chaque jour plus semblable à l'actuelle comtesse de Castaignac, me différenciant chaque jour un peu plus de l'enfant que je fus. Je ne me rebellais plus, restant plutôt stoïque sans toutefois paraître trop froide, peut-être le pire des défauts pour une noble que de ne pas pouvoir masquer ses véritables pensers. Je n'en avais cure, je me comportais comme mes parents le désiraient. Tout allait pour le mieux, comme qui dirait, tandis que je fêtai successivement mes douze et treize ans. En bonne chrétienne, j'accomplis ma profession de foi et me rendis à Lourdes en pélerinage pendant une courte semaine. Mauvais souvenir...

L'année de mes quatorze ans, 1872, je pris une décision qui faillit faire mourir d'infarctus ma malheureuse mère: j'étudierai la médecine, quoi qu'il m'en coûte. J'eus à argumenter énormément, certes, mais au final j'obtins gain de cause et me décidai à me gaver de livres de médecine et de traités en tout genre, maintenant que j'avais reçu la totalité de mon éducation. Je m'acharnai longuement, certes, et parvins à un résultat plus ou moins acceptable au final, puisque je parvins à passer au concours d'externat en 1880, peu après la mort de feu mon mari. Mais pendant ces huit longues années, bien dse choses se passèrent...

Premièrement, l'on me fiança, et je n'eus mot à dire à ce sujet. En premières noces, j'épouserai le comte Amédée Savinien Sigismond Moroges de Castaignac, un homme de trente-trois ans plus âgé que moi, mais excellent parti car seul héritier de quatre anciennes familles nobles. Unique héritière moi aussi, je n'eus d'autre choix que de me plier, ne fut-ce que pour épargner à ma famille la honte de me voir fiancée à quelque roturier ou autre, et de ne pas leur offrir de descendance. C'était mon devoir, après tout, et j'acceptai à contrecoeur. Six mois plus tard et une prise de connaissance plus que houleuse avec le comte, je me retrouvai vêtue d'une robe de mariée entièrement constituée de dentelles de toutes sortes, de mousselines et autres, robe parée de plus de 8000 larmes d'argent et de la moitié du nombre de petits diamants, à la manière de Feu notre Reyne Marie-Antoinette, en même temps qu'un carosse d'apparat me menait hors de la maison pour me conduire au domicile de mon futur époux. Quel dégoût je ressentis alors à l'idée de devoir vivre avec une telle erreur de la nature! Le comte n'était point un homme raffiné, mangeait comme quatre, avait des manières de rustre et un caractère d'ours mal léché. Néanmoins, sa bourse était joliment garnie et ses possessions joliment prospères...

Je me mariai à contre coeur, fis chambre à part dès le premier soir. Il ne m'aurait pas, je me le promis, et ne devins jamais la femme soumise qu'il aurait désirée malgré tous ses efforts. Je fus pire encore si toutefois pire était possible, me montrant sans cesse froide, hautaine et austère. Chaste aussi, et en trois ans et demie de mariage, jamais il ne me toucha. Dégoûtée de lui tout particulièrement, je ne cessai de m'arranger pour l'éviter au maximum. Au reste, ce ne fut pas fort difficile, monsieur mon mari étant la plupart du temps sur ses terres de Limoges et de Champagne (inutile de préciser pourquoi n'est-ce pas?), me laissant libre à Paris, libre d'étudier et de soutenir ma thèse en 1877. Lorsqu'il l'apprit, le comte entra dans une fureur noire et me battit à sang, mais je n'en eu cure, tout comme je n'eus cure de tout ce qu'il put me dire ou ne pas me dire ce jour là: l'euphorie m'avait entièrement gagnée, et de ce jour là, il me reste un diplôme fièrement accroché au-dessus de mon lit, et un beau nombre de cicatrices sur le corps, cicatrices que je cache au mieux de mes vêtements, et qui de toute manière ne sont pas visibles, ou presque pas.

Au nouvel an 1878, autrement dit quelques mois après cet épisode mémorable, je reçus le plus merveilleux des cadeaux de nouvel an malsains: mon cher, ou plutôt pas si cher que ça, époux mourut dans la nuit d'une pneumonie fulgurante qui l'avait pris peu auparavant. J'avais vingt ans, lui cinquante-trois, j'étais libre désormais, riche comme peu de dames française ne le furent jamais, et je décidai d'en profiter au maximum. L'Opéra Garnier avait ouvert ses portes trois ans auparavant, et mon père y travaillait en tant que mécène. Je me rendis souvent dans l'Opéra, n'hésitant pas à patronner quelques jeunes talents démunis comme le devait mon statut de fille de mécène, et entrai à l'Hôtel Dieu par la même occasion. De l'homme en noir, plus aucune nouvelle depuis mon mariage environ, et même auparavant : on le disait mort !... bon débarras! Je vivais ma vie bien tranquillement...

Le 18 août 1880, mon père, Charles-Alphonse d'Aubespin de Lontages, rendit son âme à Dieu après une longue agonie causée par une péritonite. Pour le sauver, je m'étais donnée corps et âme, mais cela n'avait pas suffi, visiblement, puisqu'il était mort. Au-delà de toute la tristesse que son décès m'insufflait, je me retrouvai aussi à la tête de bien nombreuses charges qu'étaient la gestions de deux domaines, mon patrimoine, mon travail de médecin, l'Opéra Garnier aussi car le décès de mon père faisait de moi la nouvelle mécène, si toutefois j'acceptais le poste. Et mon amitié pour Charles Garnier prit le dessus sur mes horaires, et j'y entrai, d'autant plus que mon frère de coeur y officiait en tant qu'altiste depuis trois longues années déjà. Aussi, j'entrai dans l'administration et ne quittai plus jamais mon poste...

Deux hommes se succéderent au poste de directeur de l'Opéra, en plus de ce malheureux Lefebvre qui en vit de toutes les couleurs, alors que je fus présente: Carrière, qui ne resta pas bien longtemps sous la menace nommée Fantôme de l'Opéra par le personnel de l'Opéra, et qui repartit bien vite reprendre son poste de conseiller musical. Ensuite, Moncharmin... qui est resté malgré tout, bien que Lefebvre ait quitté l'Opéra il y a trois jours seulement pour céder la place à ses deux nouveaux remplaçants: Richard Firmin et Gilles André. Magnifique! Ces messieurs n'ont aucune expérience artistique!

Et hier, je reçus une lettre... signée d'un simple F. et au cachet au motif de tête de mort... Qui me réclamait 20 000 francs, rien que cela! Affaire à élucider, je déteste payer les plaisantins...


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MessageSujet: Re: Elisabeth de Castaignac   Lun 20 Oct - 18:22

Famille :


Origine / Nationalité : Française par mon père, Allemande par ma mère.

Père : Charles-Alphonse, comte d'Aubespin de Lontages.
Mère : Magdalena, baronne von Brauenstein.
Frères et sœurs : Aucun.
Autres : Mon feu mari, Amédée de Castaignac. Bien que je ne l'aie jamais aimé, il demeurera l'une des personnes ayant joué un grand rôle dans ma vie...
Ily eut aussi ce Zmeskall, fils de bohémiens dont mon père m'imposa fort tôt la présence... et avec leqeul je m'entendis de mieux en mieux, d'ailleurs.



Autres Informations :

Instrument pour les musiciens : Je joue par passion du violon, du piano et de la harpe. Je fus aussi, ne vous en déplaise, une cantatrice relativement talentueuse même si au fil du temps je perdis peu à peu cette capacité... Un peu de pratique devrait me remettre rapidement à niveau.

Place dans l'Orchestre pour les musiciens : Aucune

Eventuellement carrière musicale : J'appris la musique via de grands professeurs pour la plupart: Erique Claudin au violon, Dorothea Spohr pour la harpe, et Jean Pleyel pour le piano; lequel étant le petit-fils du bien connu Ignace Pleyel. Pour le chant, j'eus la chance d'avoir comme professeur la grande Caroline Ungher-Sabatier, Prima Donna qui mourut en 1877, soit il y a 5 ans, d'ailleurs.

Relations amicales / amoureuses / ennemies :
Amicales: Il va sans dire que j'ai de grandes relations non seulement parmi les grands de ce monde, mais aussi parmis les gens de l'Opéra et de Paris. Mes amitiés particulières se portent vers Charles Garnier, architecte de l'Opéra; Antoinette Giry, chef de ballet; Erique Leopold Claudin, Konzertmeister; Robert Villeneuve, chef d'Orchestre; Gerard Carrière, sous-directeur, et encore bien d'autres...

Mes amours... je n'en eus guère: mon mari, je l'épousai par mariage arrangé. Et il n'y eut point d'autre homme dans ma courte vie, du moins jusqu'à présent?

Ennemies: Il y en a tant et si peu... Je passerai sur les jaloux et autres qui désirent ma fortune ou ma beauté, préciserai en outre que je ne considère comme ennemi que celui qui se montre ouvertement comme tel.


~ Hors Jeu~



Vous :

Pseudonyme / Prénom : babybat/Velsch/Véronique
Age réel du demandeur : 16 quasi
Localisation : (France/Quebec/Autre...) Belgique
Temps consacré sur Internet par jour : (Peut-on espérer vous voir souvent parmi nous?^^) vous le savez bien hein...


Vous et le forum :

Comment avez-vous découvert le forum? hum... je l'ai créé avec Erik?
Qu'est-ce qui vous a attiré dans ce forum au point de vous y inscrire? A votre avis?
Autre, si le coeur vous en dit :

Ami de ténèbres et de brumes
Caché dans les caves d'un Opéra,
Saurez-vous prendre le pas
Sur le redouté Fantôme de l'Opéra?


je sais, je sais, c'est piteux... XD


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MessageSujet: Re: Elisabeth de Castaignac   Mer 22 Oct - 9:46

A vous, monsieur qui ne signez que de votre initiale,

Me mêler de vos affaires, en voilà une manière peu respectueuse de me souhaiter la bienvenue! Sachez, monsieur, pour votre gouverne, que cet Opéra fut financé en grande partie par les soins de mon défunt père, Feu le Comte Charles-Alphonse d'Aubespin de Lontages. En conséquence, étant son unique héritière; j'ai hérité des droits de propriétés qu'il avait sur ce terrain ci, et aussi sur l'Opéra vu son financement par ses soins. Je considère donc comme un outrage personnel et un affront à la mémoire de mon honorable père cette allusion à "vos" affaires. Qui êtes vous? Ni Messieurs Firmin, Richard, Carrière ou Moncharmin, car des trois un seul a un F pour initiale, et M. Firmin n'est guère du genre à me faire ce genre de farce; d'autant plus qu'il ne menace jamais ses mécènes et qu'il signe toujours de son nom. Sans compter sur l'écriture trop différente et l'encre rouge...

Que votre présence ou non soit avérée, je n'en ai cure. Qui que vous soyiez, je n'aime guère vos manières insolentes, et qui plus est menaçantes, de faire valoir vos droits sur des biens qui ne sont point vôtres. Quant à ce malheureux Mercier, paix à son âme soit dit en passant, je trouve détestable de faire allusion à l'assassinat d'un homme comme lui, qui se montra parfaitement intègre dans ses fonctions, les registres de l'Opéra l'attestant. Il est d'un mauvais goût tout à fait pernicieux d'évoquer son assassinat tragique devant une dame, qui plus est, bien que je ne fût point sensible...

Quant à vous avoir haï auterfois, permettez moi de dire que je n'en conserve aucune souvenance. Dites-moi donc votre nom, monsieur l'Anonyme, et vous m'évoquerez quelque chose, car jamais encore je ne connus quelque personne signant d'un F., sans compter que d'ordinaire mes ennemis en tout genre ont assez de culot pour signer de leur propre nom.

Bien à vous

Elisabeth d'Aubespin de Lontages, comtesse de Castaignac




-------------------------

En effet c'était comique à écrire, et je suis heureuse qu'elle te plaise. Que dirais-tu de poursuivre cette correspondance dans la section prévue pour?


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MessageSujet: Re: Elisabeth de Castaignac   Ven 24 Oct - 15:40

Bah le message de bienvenue, j'avais capté Razz Mais Lizy répond toujours à ses lettres...
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MessageSujet: Re: Elisabeth de Castaignac   Sam 25 Oct - 9:00

ça marche^^
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